La collection de films argentiques Dubble Film

Retour d’expérience sur les pellicules Dubblefilm



Publié le 4 septembre 2019

Beaucoup d’amateurs de photographie argentique en viennent un jour ou l’autre à s’intéresser aux pellicules de fabrication artisanale. Ces pellicules aux rendus étonnants, souvent insolites, titillent les curieux en quête de nouvelles expériences. Parmi les acteurs de cette scène analogique alternative, se trouve la marque Dubblefilm. Voici mon avis sur les pellicules de ce fabricant.

En marge des grands producteurs historiques de films destinés à la photographie argentique (Kodak, Ilford, Fujifilm et autres), évoluent quelques marques spécialisées dans la création de pellicules artisanales. Leurs productions assouvissent les envies de fans d’argentique tentés par des images toujours plus personnelles, en quête d’un style différent. Dubblefilm, qui compte aujourd’hui à son catalogue une demie douzaine de films, est l’une de ces marques de la scène analogique alternative.

Présentation de Dubblefilm

Son histoire n’est pas banale puisque son créateur, Adam, avait initialement lancé une application mobile, Dubble, qui permettait d’appliquer des filtres à ses photos, comme beaucoup d’autres. Adam a choisi de franchir le pas, du numérique à l’analogique, en mettant aux point sa gamme de films argentiques inspirés par l’application.
A ses débuts dans le monde de l’analogique, en 2017, Dubblefilm s’était associée à KONO!, autre producteur de films artisanaux. Puis la production des films a été confiée à une autre marque, Revolog, elle aussi spécialisée dans la création de films argentiques spéciaux, courant 2019.

J’ai pour ma part découvert Dubblefilm sur Instagram. Dans la foulée, une visite sur le site de la marque m’a rapidement donné envie d’essayer ses films. Hésitant beaucoup entre les différentes références disponibles, je me suis dit que le plus simple était au final de commander un pack regroupant 5 films, comme ça j’aurais le plaisir de goûter à tout.
et d’identifier mes coups de cœur.

Mes impressions se basent sur 5 des films produits par Dubblefilm :

  • Pacific (auparavant appelé Moonsoon lorsque la production était confiée à KONO!)
  • Apollo (Moonstruck, auparavant)
  • Solar (Sunstroke , auparavant)
  • Bubble Gum
  • Jelly

Je n’ai eu qu’une pellicule pour chacun d’entre eux. Je les ai utilisées avec un Olympus Mju II et un Olympus Trip 35.

Pellicules Dubblefilm : Prix et caractéristiques techniques

Les pellicules Dubblefilm sont vendues autour de 12€ l’unité. La marque propose également des packs, qui permettent de réaliser de petites économies et de découvrir l’ensemble de la collection.
Tous ces films sont des films couleur d’une sensibilité de 200 iso, qui se développent, assez classiquement, dans une solutions de chimie C41. Votre labo photo n’aura donc aucun mal à les développer.
Il semble en fait qu’il s’agisse initialement de films Kodak de 200 iso. Dubblefilm leur a fait subir un traitement particulier, dont on imagine que le procédé est jalousement gardé.
Le nombre de poses, depuis que la production est assurée par Revolog, est monté de 24 à 36, afin de satisfaire ceux qui restaient sur leur faim.

Points communs et spécificités

Beaucoup de ces films partagent un certain nombre d’autres points communs :

  • Altération des couleurs, de la saturation
  • Tâches et irrégularités, disséminées très aléatoirement sur l’ensemble de la pellicule, variant en couleur, en nombre et en taille
  • Un rendu global souvent terne, que l’on serait tenté de qualifier de « sale », presque crasseux.

Film Pacific

(Auparavant appelé Moonsoon lorsque la production était confiée à KONO!)
Teintes froides, dominante de vert importante.

Olympus Mju II & Dubble Film Pacific/Moonsoon

Olympus Mju II & Dubble Film Pacific/Moonsoon

Film Bubble Gum

Couleurs délavées. Tâches qui prennent la formes de traînées donnant aux photos un aspect assez crasseux. Un ciel bleu orné de quelques nuages blancs prend une tournure spectaculaire, virant au jaune vert.

Film Apollo

(Auparavant Moonstruck). Teintes chaudes, dominantes de violet et de magenta

Film Jelly

Grandes zones de couleur diffuses.

Film Solar

(Auparavant Sunstroke). Le film Solar fait bande à part, dans la mesure où l’image n’est pas altérée dans son intégralité. Les couleurs sont naturelles, et une partie seulement de la pose a été préexposée, pour simuler une fuite de lumière, les fameux lightleaks qui sont habituellement provoqués par un dos pas tout à fait hermétique. Ainsi, des zones rouges, irrégulières, sont visibles par endroits.

Le film Solar simule des lightleaks, ou fuites de lumières dans la langue de Molière.

Le film Solar simule des lightleaks, ou fuites de lumières dans la langue de Molière.

Mon avis sur les pellicules Dubblefilm

Est-ce que je recommanderais ces films à quelqu’un ?
Oui. On peut facilement conseiller les films Dubble à toute personne souhaitant expérimenter avec des films spéciaux, artisanaux.
Ils ne sont certes pas donnés (surtout si vous les achetez en ligne et que vous payez des frais de port), mais remplissent la promesse annoncée à mon sens, et permettent de goûter aux joies des rendus lomo.

Est-ce que j’achèterai de nouveau des pellicules Dubblefilm ?
J’ai apprécié certains films plus que d’autres (mes préférences vont aux films Bubble Gum et Apollo, qui ont des teints plus chauds), et maintenant que j’ai une idée plus précise de leur rendu, je saurai vers lesquels m’orienter pour un réapprovisionnement. Je vais garder un œil sur la sortie des nouveautés.

Je lorgne aussi sur le vaste catalogue de films Revolog, assez riche en pellicules spéciales, dont certaines sont franchement délirantes.

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