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Appareils photo argentique

Achat d’un appareil argentique d’occasion : 5 points à vérifier



Vous êtes à la recherche d’un appareil photo argentique en état de marche, et pas seulement d’un boitier un peu vintage à poser sur une étagère en élément de décoration ? Voici quelques recommandations à suivre avant d’acheter du matériel d’occasion, pour mettre toutes les chances de votre d’acquérir un appareil fonctionnel.

Pour les recommandations qui suivent, nous partons du principe que vous achetez un appareil photo argentique d’occasion, dans un contexte où vous avez la possibilité d’avoir l’appareil en main : cas d’un achat sur leboncoin.fr, d’un achat sur un vide-grenier ou une brocante, dans un dépôt-vente… Vous êtes donc en mesure de procéder à un examen sommaire, sans toutefois disposer de la pile éventuellement nécessaire au bon fonctionnement de l’appareil, et sans possibilité de test complet avec une pellicule photo avant de pouvoir confirmer votre achat.

L’aspect extérieur général

Tout d’abord l’aspect extérieur du boîtier n’est bien sûr pas à négliger : porte-t-il des traces de choc, des rayures ? Y a-t-il du jeu entre l’objectif et le boîtier ? La trappe du compartiment à pile ferme-t-elle correctement ? L’appareil est-il vendu avec un sac de transport dans lequel il est susceptible d’avoir été protégé ?
Autant de points qui peuvent vous donner des indications sur le soin apporté au boîtier par son précédent propriétaire, ou sur les conditions dans lesquelles cet appareil photo argentique a été conservé.

Le compartiment à pile

De nombreux appareils ont passé des années sur une étagère avant d’être mis en vente par leur propriétaire ou par la personne qui en a hérité. Dans beaucoup de cas, la pile d’alimentation est restée en place, logée dans son compartiment. Si vous en découvrez une en ouvrant le compartiment (sur les appareils argentiques, beaucoup s’ouvrent à l’aide d’une pièce de monnaie), ce n’est pas bon signe. Retirez-la et vous verrez tout de suite si elle s’est corrodée à l’intérieur du compartiment, répandant du vert de gris dans celui-ci et sur les parties métalliques avec lesquelles elle était en contact.
Si les dégâts semblent importants et que le modèle d’appareil nécessite forcément une pile pour fonctionner (dans certains cas elle n’est utile que pour alimenter la cellule), peut-être vaut-il mieux passer votre chemin.

Les optiques

Que le boîtier dispose d’une optique fixe ou bien qu’il fonctionne avec des objectifs interchangeables, vous devez vérifier la propreté des lentilles. Essayez de vous placer sous une source de lumière de façon que celle-ci pénètre dans l’optique en profondeur et vous laisse voir à travers les différentes lentilles de celle-ci. Les lentilles sont-elles claires, sans tâches ni poussières trop grosses ? Regardez très attentivement : apercevez vous un réseau de minces filaments, formant presque une toile d’araignée anarchique ? Si c’est le cas, l’optique est envahie par un champignon et vous n’en tirerez rien de bon. Vos images seront irrémédiablement floues, brumeuses, et les champignons ne peuvent être éradiqués. Passez votre chemin.

Armement et déclenchement

Sur certains types d’appareils, l’armement et le déclenchement ne sont possibles que quand l’appareil est mis sous tension avec une pile. Si vous n’avez pas la pile adéquate sous la main, vous ne pourrez alors pas vérifier ce point. Sur beaucoup d’appareils en revanche, (télémétriques, moyens formats TLR), l’armement et le déclenchement ne nécessitent pas de pile. Tirer le levier d’armement, déclenchez. Est ce que tout se fait de façon fluide, sans rencontrer de résistance ni avoir à forcer ?

Les mousses d’étanchéité

Sur certains appareils, l’étanchéité à la lumière est assurée par des mousses disposées sur les bords quand vous ouvrez l’appareil du dos. Vérifiez l’état de ces mousses. Ont-elles durci ? Se sont elles désintégrées ou décollées ? Si c’est le cas, vous pourriez avoir des impacts sur vos images, liés à ces fuites de lumière, un effet que certains apprécient et recherchent en Lomography, mais qui peut vite être pénible s’il affecte toutes vos images sans maîtrise.

C’est un type de souci assez fréquent, mais qui ne doit pas être rédhibitoire pour votre achat. Les mousses peuvent la plupart du temps être remplacées sur appareil photo argentique. Il suffit d’en acheter des neuves sur le web ou bien d’en fabriquer vous-même. Si toutefois vous êtes, comme moi, peu porté sur le bricolage, vous préférerez vous assurer que les mousses sur l’exemplaire que vous avez en main sont dans un état correct.

Conclusion

Parmi ces différents points à vérifier et problèmes liés, certains doivent fonctionner comme un feu rouge et sont rédhibitoires pour votre achat : les optiques moisies, par exemple. D’autres peuvent être un frein ou bien simplement un levier de négociation pour tirer le prix à la baisse : un boîtier un peu abîmé (mais superficiellement) par endroits.
L’ensemble de ces points doit quoi qu’il en soit fonctionner comme une check-list, presque comme un barème vous permettant d’évaluer l’état général de l’appareil photo argentique que vous avez entre les mains.

C’est un peu frustrant avec la photo argentique, mais vous ne pouvez pas être certain à 100% du bon fonctionnement d’un appareil, tant que vous ne tenez pas dans vos mains un négatif produit par le boîtier. Toutefois, en suivant ces recos, vous minimisez déjà les risques de faire une mauvaise acquisition.

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