Parmi les TLR (ou appareils photo reflex bi-objectif) de bonne facture : Rolleicord, Rolleiflex, Yashica Mat 124

5 raisons d’avoir un TLR dans sa collection



Les appareils bi-objectifs, aussi appelés Twin Lens Reflex (TLR), ne manquent pas de charme. Ces boîtiers moyen format 6×6 sont une excellente opportunité de revenir ou de s’initier à la photo argentique. Même leurs inconvénients et limites se transforment en véritables atouts, pour qui les apprécie à leur juste valeur. Voici quelques bonnes raisons de posséder un de ces fabuleux boîtiers.

Le charme du vintage

Le premier point concerne le design savoureusement rétro de ses appareils. Les premiers modèles ont été mis au point dans les premières décennies du XXème siècle mais leur design, leur qualité de fabrication font toujours mouche aujourd’hui. Deux objectifs situés en façade, une allure presque monolithique… Aucun appareil moderne ne leur ressemble. Leur aspect clairement daté leur confère, en même temps qu’un certain cachet, une bonne dose de sympathie.
Avoir un appareil à la pointe de la technologie, c’est bien. Avoir un appareil que vous aimez manipulez, que vous respectez parce qu’il a traversé les âges et à été assemblé à une époque où vous n’étiez pas né, c’est autre chose. Un TLR aura connu d’autres propriétaires avant vous, et vous allez continuer à le faire vivre, il poursuit son bonhomme de chemin à travers vous. Si vous êtes un brin animiste comme moi, vous ne serez pas insensible à cet argument.

Le format carré

Ah… le format carré. C’est tout un poème. Le carré est un format qui fonctionne formidablement pour des compositions symétriques, très sages, mais il est aussi extrêmement permissif. De nombreuses compositions reposant par exemple sur un cadrage audacieux, avec un léger décalage ou un décentrement, brillent par leur audace et leur fantaisie. En carré, on a l’impression que tout passe ou presque. S’exercer à la photographie moyen format 6×6 est une excellente façon de stimuler sa créativité, en sortant de la routine du 24×36 et de ses règles archi-connues et convenues.

12 poses, no more, no less

Les TLR fonctionnent par défaut avec une bobine de film 120, sur laquelle ils produisent 12 images au format carré 6×6. C’est peu. Contraignant, en un sens, parce que si vous faites beaucoup de photos vous allez devoir vous interrompre régulièrement pour recharger votre appareil. Même après que vous ayez acquis une belle dextérité dans la manipulation de votre boîtier, c’est une tâche nécessairement pénible, qui prend du temps et vous coupe dans votre élan.
12 poses, c’est coûteux, aussi. Le film 120 n’est pas moins cher à l’achat que le film 135. Et le coût du développement en labo est généralement le même pour les deux types de film. Au final, c’est le coût de revient par photo qui se trouve nettement plus élevé avec le film 120 qu’avec le film 135. Mais faut-il réellement y voir un inconvénient ?
12 poses vous imposent en fait de réfléchir à deux fois avant d’appuyer sur le déclencheur. Cela tire votre pratique vers le haut. Vous n’avez pas envie de faire n’importe quoi mais plutôt de prêter attention aux moindres détails, et de soigner au mieux votre prise de vue.

La visée poitrine

Plus exactement, il s’agit d’une vue par dessus, contrairement aux appareils classiques lesquels que vous venez appuyer sur votre œil. Les angles sont légèrement différents, et il est très facile de prendre des photos accroupi ou carrément à hauteur du sol. Toujours intéressant pour obtenir des angles ou un cadrage inhabituels, et qui interpellent.
De plus, lorsque l’on photographie une personne avec un TLR, le regard n’est pas braqué sur elle mais baissé, plongeant sur l’appareil. Le sujet s’en trouve souvent plus à l’aise.

La qualité d’image

N’allez pas croire que les TLR sont des vieilleries au rendu cheap et qui ont mal vieilli. La plupart des appareils moyen format bi-objectifs disponibles sont dotés d’une excellente optique. Yashica Mat, Rolleicord et autres Rolleiflex donnent tous de belles images, parfois bluffantes de qualité. Elles se distinguent par leur piqué, la beauté de leur bokeh, le rendu agréable des couleurs. Les négatifs 6×6, beaucoup plus grands que les négatifs 24×36, offrent une surface d’exploitation intéressante. Ils sont aussi plus avantageux sur le plan du scan.

Conclusion

Appareils robustes et performants conçus il y a des dizaines d’années pour la plupart d’entre eux, les appareils reflex bi-objectifs sont relativement simples à utiliser et procurent un plaisir d’utilisation unique. Ils permettent aujourd’hui encore d’exercer sa créativité ou de découvrir tout un pan de la photo argentique avec le moyen format 6×6. Tout amoureux de photographie devrait goûter au plaisir de manipuler ces objets d’un autre âge et posséder dans sa collection un Yashica Mat ou un Rolleiflex par exemple.

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